Bosque del Apache National Wildlife Refuge – White Sands – Carlsbad Caverns

La suite de notre voyage entre la sortie de l’Arizona et la ville de Soccoro au Nouveau Mexique ne nous a pas réservé grande surprise, si ce n’est des étendues de désert à perte de vue, monotone, mais tout de même magnifique, et des routes tirées à la règle sur des dizaines de kilomètres.

Quelques kilomètres après la sortie de Soccoro, nous faisons un arrêt matinal imprévu au Bosque del Apache National Wildlife Refuge. Ce terrain de plusieurs milliers d’hectares est une zone de sauvegarde pour la flore et la faune sauvage le long du fleuve Rio Grande. Le fonctionnement naturel du fleuve ressemble de près à celui du Nil, avec des crues annuelles venant déposer un limon fertile sur les terres permettant l’agriculture sur quelques mois de l’année. Les hommes ont complètement dénaturé ce système depuis le début du XXe siècle en construisant des barrages pour se prémunir contre la montée des eaux, asséchant par conséquence ces zones fertiles et les transformant progressivement en désert.


Depuis les années 1980, la conscience écologique émergeante a permis de réaliser l’importance de préserver ce lieu d’exception et des travaux de renaturation ont débutés. Aujourd’hui, les terres sont à nouveau inondées une fois l’an, partiellement cultivées sans mécanisation, puis laissées à la faune migratoire qui retrouve son lieu d’hivernage millénaire.

La boucle organisée dans le parc nous permet de nous arrêter où nous le souhaitons. A chaque arrêt, le bruit des grues blanches, des canards et le brame du cerf nous remplissent les oreilles ... un vrai délice !


Le soir nous choisissons un camping sur le flanc des Organ’s Mountains à 30 minutes de Las Cruces. Nous arrivons un peu tard pour bénéficier des derniers rayons de soleil, mais nous avons tout de même une vue splendide sur toute la région. A peine installés, nous faisons nos bons samaritains en dépannant une locale qui n’a plus une goutte de jus en échange d'une photo de famille !

Le lendemain, nous partons pour White Sands National Monument. Le décor y est surréaliste. Nous roulons fenêtre fermée, coupés de la température extérieure. Tout autour de nous, tout est blanc. Nous croisons même un chasse-neige. Nous finissons par nous dire que nous allons avoir froid en sortant. Le sable est si blanc qu’on se croirait au milieu d’un champ de neige.


Nous voulions nous amuser à nous luger sur les pentes de sable, mais soyons honnêtes, ça ne glisse pas du tout... en tout cas pour des habitués de la glisse sur neige ! Nous profitons du spectacle et marchons sur les dunes malgré un vent à écorner un bœuf. En observant le sol, il est impressionnant de voir la quantité de grains de sable qui est transportée par seconde en cas de vent et la vitesse de déplacement. Waouh, que la nature est puissante ! En quelques minutes la tempête se lève, nous n’y voyons plus rien, des tonnes de sables se déplacent et nos traces s’effacent en quelques secondes. Le danger est bien réel.


Nous mangeons dans Pily et attendons que cela se calme pour faire un petit, mais magnifique sentier en milieu d’après-midi.

Nous finissons la journée dans les montagnes à l’Est d’Alamogordo.

Le 29 octobre, nous roulons en direction de notre dernier arrêt au Nouveau-Mexique, le Carlsbad Caverns National Park. Nous arrivons vers midi dans une zone très aride, vallonnée, sans grand-chose à voir… a priori. Même depuis le centre des visiteurs nous ne pouvons rien voir, ni imaginer ce qui se trouve sous nos pieds. Nous décidons d’accéder à la grotte par l’entrée naturelle, donc à pied.


Avant d’entrer dans le gouffre, car c’est vraiment une ouverture monstrueuse qui va nous avaler, nous faisons un dernier arrêt sur un petit muret. Je m’assieds et vois passer entre mes jambes un mille-pattes à tête rouge ! Je fais un bond et le Ranger que j’interpelle m’informe que la morsure de cet animal est probablement la plus douloureuse qu’on puisse expérimenter… Ouf !

La descente est raide, rapide et interminable. Nous descendons sous terre d’une hauteur équivalente à celle de l’Empire State Building ! Arrivés en bas, nous découvrons des salles gigantesques toutes ornées de concrétions rocheuses les plus belles les unes que les autres. Les enfants ne peuvent s’empêcher de la comparer avec celle de Vallorbe qu’ils connaissent. Elle est peut-être dix fois plus grande, mais malheureusement nettement moins active, car les spéléothèmes (concrétions telles draperies, stalactites, stalagmites, colonnes,...) sont secs pour la plupart, et donc leur croissance est terminée.


La bonne nouvelle de fin de visite est qu’il y a un ascenseur pour remonter directement au cœur du centre des visiteurs. Il y en a deux qui ont le sourire… 😊

La journée se termine par le franchissement de la frontière avec le Texas où nous allons passer notre première nuit.

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